Renée Dunan "La Triple caresse" (Albin Michel - 1922)
"La Renée Dunan, fut publié chez Albin Michel en octobre 1922.
Ce roman était souvent présenté comme un simple roman "pornographique", d'ailleurs, son titre "osé" l'exprime bien affirment certains critiques de l'époque ! Hélas, l'idée est restée ancrée de nos jours...
Pourtant, est bien plus que ça et, même s'il est quelque peu foutraque par moment, les idées développées sont très intéressantes.
Heureusement, certains ne s'y sont pas trompés et ont compris le travail de fond de l'auteur.
"C'est une série de tableaux fortement brossés, dignes de certains chapitres de la Comédie humaine [...] la Triple caresse (caresse de la forfaiture, du pouvoir, et de la volupté) [...] en écrivant ce roman d'anticipation, touffu mais puissant, elle a fait une œuvre très neuve, d'une audace heureuse, dont l'analyse ne saurait rendre le mouvement, le tumulte et la couleur dans une suite de scènes toutes plus captivantes les unes que les autres. Car, ce qu'il y a peut-être de plus remarquable dans cette œuvre, c'est qu'à la lire, pas un instant, du début à la fin, l'intérêt ne faiblit. Avec une parfaite connaissance des lieux, l'auteur nous conduit à travers mainte sphère de la société parisienne, haute et basse, dont elle nous, découvre les tares, et dont elle peint, en touches de maître, le cadre ou de misère ou de luxe. Ce roman est particulièrement vivant, expressif. Il fourmille d'idées justes sur le présent et l'avenir des sociétés."
"Lucide, Mme Renée Dunan, qui étale aussi un journal, celui d'un ministre, l'est impitoyablenent dans son pamphlet amer, violent, subversif, mais sincère. Ce qu'elle a voulu, c'est projeter la pleine lumière à travers la jungle des misère, des bassesses, des haines et des atrocités humaines sur une femme, Luce Voline, à la fois femme supérieure et femme affranchie et sans doute ne la trahirai-je pas en disant que c'est pour Luce Voline qu'elle désire la Triple Caresse de l'amour, de la richesse et de la puissance dévolue à Jean que Luce aima."
Daniel Rops, dans les Chronique des lettres françaises de juillet-août 1925, nous apprend qu'il existe des chapitres restés inédits :
... ainsi que sur ArchéoSF :
Renée Dunan "La Triple caresse (extrait)" (1922)
P. Vigné d'octon, A l'étalage du bouquiniste (quelques ouvrages conjecturaux)
/image%2F1359440%2F20150102%2Fob_dfa41b_scan562.jpg)
/image%2F1359440%2F20150102%2Fob_1fd84e_scan563.jpg)
