Renée Dunan / George Spad : bientôt la fin d'un mystère ?

Publié le par Fabrice Mundzik

Plusieurs mystères qui entourent Renée Dunan seraient-ils, enfin, sur le point d'être résolus ? C'est fort probable !

De nouvelles informations viennent de nous être apportées dans « Le cas très spécial de Renée Dunan contre les mutants par George Spad » :

« Quand Madame Leprince de Beaumont lui suggéra de confier enfin l’épisode extraordinaire qui la marqua à tout jamais pendant la Grande Guerre, Renée Dunan hocha la tête avec un sourire malicieux […]. Elle déclara qu’elle ne soufflerait pas un mot de plus, elle l’avait déjà raconté à son amie, George Spad. »

De prime abord anodin, ce passage ravive pourtant de lointains souvenirs...

En effet, lors de la préparation de l'anthologie Le Roman de la fin des Hommes, j'avais lu les nombreux échanges entre Renée Dunan et les membres de La Ruche :

« Le plus ancien témoignage trouvé à ce jour est visible dans les pages de La Ruche, un supplément publié par La Femme de France dédié à la correspondance. Les participants, sous pseudonymes, se nomment entre-eux Abeilles (femmes) et Frelons (hommes). »

Souvent cryptiques, ces messages assez courts contiennent de nombreuses informations importantes. A cette époque, Renée Dunan signait du pseudonyme « Ky ».

Courant 1923, « Moineau parisien », qui semble bien connaître notre autrice, lance un sondage auprès des Abeilles, afin de connaître leur avis sur l’œuvre de Renée Dunan qui, selon ses dires, « décèle un grand talent » (« G3442 », La Ruche du 17 juin 1923) et possède encore de nombreux manuscrits inédits qu'elle aimerait « dévorer avidement ».

Elle confie même, dans son « G3602bis » du 8 juillet 1923, que l'ex-Ky aurait raconté (ou donné ? le passage est mal imprimé...) des souvenirs d'une « période trouble et méconnue», à « une ancienne amie, H. ».

Cette dernière les aurait alors publiés discrètement, sans son accord semble-t-il, car le sujet abordé était encore « sensible », à l'époque, d'après Dunan.

Dunan aurait ensuite parlé à Moineau parisien d'un « pilonnage en règle », à coups de « Mirobolampouf-Diafoirus» (???), proportionnel au « mécontentement ressenti au moment des faits ».

Peu de temps après, le journal annonce que « transportée à l'hôpital, le 10 juillet, Moineau Parisien informe les Abeilles qu'elle cesse momentanément sa correspondance rucheuse. », puis, le 23 septembre 1923, La Femme de France publie une bien triste nouvelle :

« Nous avons la pénible mission d'apprendre aux Abeilles le décès d'une de leurs sœurs très aimée : Moineau parisien. Nous adressons à la famille éprouvée nos condoléances très émues. »

Renée Dunan / George Spad : bientôt la fin d'un mystère ?

Renée Dunan / George Spad : bientôt la fin d'un mystère ?

Cet épisode de la vie de Renée Dunan est assez troublant...

Elle qui possédait une personnalité et un talent hors du commun — au point de faire de l'ombre à ses collègues masculins, qui avait un caractère bien affirmé et se moquait des convenances, n'osait pourtant pas publier un simple témoignage...

Que craignait, ou, peut-être, qui craignait Renée Dunan ? Ce témoignage était-il le sien ou celui d'une tierce personne ? Qui était donc cette ancienne amie, « H. » ?

Moineau parisien ne fait qu'évoquer très furtivement son existence (un simple entrefilet de moins de 15 lignes...), puis décède subitement, moins d'un mois après sa publication. Est-ce réellement un hasard ?

Ce message m'a longtemps intrigué, avant que je ne me décide à l'abandonner dans un coin de ma mémoire, afin de m'en occuper plus tard. C'était il y a 6 ans déjà...

La parution de Renée Dunan contre les Mutants, par George Spad, va-t-elle enfin apporter des réponses à ces quelques questions bien trop longtemps mises de côté :

  • Cet épisode extraordinaire qui marqua Renée Dunan, pendant la Grande Guerre, et qu'elle a confié à son amie George Spad, est-il ce témoignage inédit qu'elle n'osa publier ?
  • Ce « phénomène extraordinaire », ainsi que ces « extraordinaires animaux inconnus », de  Le Monde des Rondipètes,  sont-ils apparus lors de cette « période trouble » ? Sous couvert de fiction, a-t-elle glissé quelques éléments authentiques dans ce récit qu'elle ne publia pas, lui non plus, de son vivant.
  • « Sa chère H. » était-elle Huguette (ou Henriette, selon les sources) Blanche Perrier, alias George Spad ?

L'impatience est grandissante ! D'autant plus, depuis que Christine Luce, directrice de la collection, a annoncé : « Renée ne nous avait pas menti, tout est dit dans l’Homme chimérique, rebaptisé dans notre collection » Renée Dunan contre les mutants.

Je ne pense pas être le seul à attendre la sortie du roman de George Spad (je me demande d'ailleurs s'il s'agit réellement d'un simple roman ? à tiroir, peut-être ?).

J'en appelle à tous les amateurs de notre pétroleuse préférée, afin d'atteindre l'objectif de La Ligue des écrivaines extraordinaires - La relève et de pouvoir découvrir ce récit, dont l'éditeur a publié un extrait.

Pour ce faire, rendez-vous sur la page Ulule de ce projet : La Ligue des écrivaines extraordinaires: la relève.

Je compte sur vous !

Renée Dunan / George Spad : bientôt la fin d'un mystère ?

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