Renée Dunan, prête-plume de Willy ?

Publié le par Fabrice Mundzik

En rangeant un peu (hum... sans commentaire, svp... ^_^ ), j'ai retrouvé un document que j'avais laissé de côté.

Il s'agit d'une des pièces du procès qui opposa Renée Dunan à l'éditeur Henry-Parville (à ce sujet, lire le dossier sur M. de Steinthal), conservée à la Bibliothèque Marguerite Durand (Paris).

Nous savons que Renée Dunan fut directrice de la collection Œuvre littéraire inédite, publiée aux éditions Henry-Parville.

Nous savons qu'elle publia, chez cet éditeur, les ouvrages suivants :

Ajoutons que La Confession cynique, ouvrage annoncé en 1925, ne paraîtra qu'en 1929, aux éditions de l'Epi. Un autre texte, resté inédit, lui, était aussi prévu : La Viedaze et la Nicette : Conte drôlatique inédit de Balzac retrouvé par l'auteur.

Mais nous ne savons pas comment interpréter ce document manuscrit qui semble être un état des comptes : le mot "reliquat", ainsi que les dates et sommes indiquées tendent à valider cette hypothèse.

En effet, si nous retrouvons deux fois le titre d'un roman connu de Renée Dunan (Mimi), nous découvrons aussi deux autres qui ne sont pas (pas officiellement ?) de sa main !

En comparant cette note au catalogue des éditions Henry-Parville, nous trouvons les informations suivantes :

  • "Reliquat Haarman" : il s'agit de Haarman, le boucher de Hanovre, reportage par l'envoyé spécial du Petit Parisien, signé Eugène Quinche et publié en 1925.
  • "Fin du V." : un seul titre correspond à cette abréviation. Il s'agit de La Fin du vice, de Willy et Henry-Rossi, paru en 1925.

Renée Dunan était uniquement directrice de la collection Œuvre littéraire inédite, mais pas des autres collections éditées chez Henry-Parville.

Quel est donc le lien entre notre autrice et ces deux ouvrages, dont elle n'était ni l'éditrice, ni l'autrice ?

Renée Dunan connaissait bien Willy (la lecture de Mes apprentissages sexuels, suivi d'une lettre inédite à Renée Dunan, le démontre) et Henry-Rossi.

Le nom de Rossi apparaît d'ailleurs plusieurs fois, dans le procès Renée Dunan/Henry-Parville...

Quant à Eugène Quinche, pour le moment, aucun document ne semble le relier à Dunan...

Willy était connu pour ses "emprunts", ainsi que l'utilisation de nègres littéraires.

Or, selon Eric Walbeck, Renée Dunan "semble avoir servi de nègre, au moins une fois" à Maurice Verne. De là à imaginer que Willy...

La Fin du vice est en ligne sur Gallica, à vous de juger.

Renée Dunan, prête-plume de Willy ?

Renée Dunan, prête-plume de Willy ?

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