Renée Dunan "La Société des Nations" (1920)

Publié le par Fabrice Mundzik

"La Société des Nations", article signé Renée Dunan, fut publié dans Floréal n°25 du 24 juillet 1920.

Quelques extraits :

Ce n'est pas d'aujourd'hui que les humains détestent la guerre. Quand je dis les humains, je veux dire les peuples. Les gouvernants ont toujours considéré que la gloire militaire était un prestige dont chaque sujet (ou citoyen) recueillait une inestimable miette. Pour cette raison et pour d'autres, plus personnelles, mais inavouées, tous les monarques ou chefs d'Etat ont aimé la guerre.

[...]

La Société des Nations était une conception admirable qui pouvait à la fin de la guerre, si les idées prêchées par le président Wilson avaient prévalu, assurer la paix au monde. Mais la base de son principe était l'estime de la Paix en elle-même.

[...]

Leibniz avait dit déjà : « Pax perpelua est une devise pour les cimetières, car seuls les morts ne se battent point. Les vivants sont d'autre humeur et les puissants ne respectent ni leur parole ni les tribunaux. » Oui, mais s'il n'y avait plus de PUISSANTS ?

Dans ces critiques, Renée Dunan évoque Ravailhac, Lénine, Joseph Prudhomme, Emmanuel Kant, Napoléon, Saint-Simon, Victor Hugo, Leibniz, Rousseau

Renée Dunan "La Société des Nations" (1920)

Renée Dunan "La Société des Nations" (1920)

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