Renée Dunan "La IIIe République et les prétendants" (1920)

Publié le par Fabrice Mundzik

"La IIIe République et les prétendants", article signé Renée Dunan, fut publié dans Floréal n°31 du 4 septembre 1920.

Quelques extraits :

Il a été beaucoup écrit sur la fondation de notre IIIe République. Tout n'a pas été dit encore, car bien des documents restent cachés et des mémoires authentiques ne sont pas encore sortis de l'ombre. Il en est des événements politiques, une fois qu'ils sont accomplis, comme des batailles.

[...]

En réalité, le déterminisme rigoureux et la théorie des causes finales dont on use en surabondance pour interpréter tout ce qui est acquis, sont des méthodes propres à n'importe quelle démonstration.

[...]

La France est républicaine d'instinct : par l'individualisme, le goût de fronder le pouvoir, une vieille passion d'égalité et le besoin de donner son avis sur les questions d'ordre général. Tout cela constitue le républicanisme d'essence. Par-dessus ces réflexes, toutefois, il y a dans les âmes un certain manque de courage civique et une paresse innée autant qu'ironique.

[...]

Le mot République n'évoquait rien de net, sinon des soucis dans l'âme populaire, tandis que le long servage de la royauté avait accoutumé les épaules au faix autocratique. Il faut, d'ailleurs, assurer encore ceci : l'éducation du peuple faite presque uniquement par les prêtres, comme c'était jadis le cas, créera toujours des générations entièrement antirépublicaine.

Dans cet article, Renée Dunan évoque Adolphe Thiers, Henri V, Balzac et Patrice de Mac Mahon.

Renée Dunan "La IIIe République et les prétendants" (1920)

Renée Dunan "La IIIe République et les prétendants" (1920)

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