Claudine Brécourt-Villars "Renée Dunan ou la femme démystifié" (2000)

Publié le par Fabrice Mundzik

Publié dans Histoires littéraires n°2 d'avril-mai-juin 2000, le dossier de Claudine Brécourt-Villars, intitulé "Renée Dunan ou la femme démystifié" est très instructif.

Claudine Brécourt-Villars propose un bilan complet des recherches effectuées jusqu'en 2000.

Plusieurs documents iconographiques, inédits alors, sont aussi présentés :

Photographies de Georges Dunan, ainsi que de Renée et Georges Dunan.

Ex-libris de Renée Dunan (différent de celui retrouvé par Bertrand Hugonnard-Roche.

Courrier signé Georges Dunan

Le parcours de Renée Dunan est retracé, dans ses grandes lignes, de ses origines aux années 1930.

C'est une synthèse réellement intéressante, mais il y a certains points qui me laissent parfois dubitatif : lorsque l'on gratte un peu, que l'on entre dans les détails, des contradictions ou approximations apparaissent.

Loin de moi l'idée de critiquer pour le plaisr de critiquer. Je le fais dans un esprit constructif, afin d'avancer sur un dossier qui est, c'est le moins qu'on puisse dire, assez nébuleux.

Je vais donc me baser sur les faits, rien que les faits, et vous donner deux exemples.

Il est écrit que :

"Elle arrive à Paris en 1917, où elle gagne d'abord sa vie comme secrétaire."

Mais Claudine Brécourt-Villars précise, un peu plus loin, que Renée Dunan était secrétaire à Paris, puis la cite : "J'ai été deux mois dactylographe [...] en 1912".

Nos propres recherches confirment d'ailleurs que Renée Dunan était déjà présente à Paris, en 1914.

Il est aussi indiqué que le dernier roman de Georges Dunan s'intitule "Le Coureur d'aventure".

Nous vous renvoyons à la présentation de cet ouvrage dans lequel le prénom Georges n'apparaît à aucun moment : G.-A. Dunan "Le Coureur d'aventure" (Ophrys - 1941).

Précisons que la liste des pseudonymes est reprise de son précédent dossier publié en 1985 : elle n'est plus à jour. Mais soyons clair, Madame Brécourt-Villars ne pouvait pas le savoir il y a 14 ans.

Ce dossier, tout en étant une bonne base de travail, ne peut plus être exploité en l'état.

De nombreuses vérifications et croisements d'informations restent nécessaires afin de les confronter aux dernières découvertes.

Par exemple, il est désormais certain que A. de Sainte-Henriette n'était pas un pseudonyme de Renée Dunan.

Encore une fois (j'insiste mais plusieurs messages "indélicats" que j'ai reçu m'incitent à le faire), le travail mené par Claudine Brécourt-Villars a amené de nombreux nouveaux éléments et proposé de nouvelles pistes de recherches.

Mais, n'en déplaise à certain(e)s, ce n'est pas non plus une espèce de bible immuable qu'il ne faut surtout pas toucher, ni contredire !

Les recherches continuent, de nouvelles informations apparaissent régulièrement, et, à moins d'avoir des œillères boulonnées au crâne, il serait ridicule de ne pas en tenir compte...

* * *

Je ne détiens pas toutes les clefs et n'ai pas la prétention de détenir la vérité.

L'envie d'avancer, de découvrir et de partager sont mes seuls moteurs.

Comme le disait Renée Dunan en 1919 : à ceux "qui m'ont bien voulu enflécher : Merci, et prenez des reconstituants."

Nous avons tous le droit à l'erreur, se tromper c'est aussi avancer.

Contredire et critiquer (de manière constructive) c'est aussi avancer.

Par contre, les insultes et critiques à tout-va, dans le seul but de faire taire, n'ont aucun effet.

Inutile donc de perdre votre temps et de me faire perdre le mien...

Claudine Brécourt-Villars "Renée Dunan ou la femme démystifié" (2000)

Claudine Brécourt-Villars "Renée Dunan ou la femme démystifié" (2000)

Claudine Brécourt-Villars "Renée Dunan ou la femme démystifié" (2000)

Claudine Brécourt-Villars "Renée Dunan ou la femme démystifié" (2000)

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